samedi, janvier 28

Parce que c'est toi

Je me heurte aux « pourquoi », aux questions sans réponses.
Je m’enivre de science et m’empêtre de ronces.
Pourquoi jette-t-on des pièces dans le fond des fontaines ?
Pourquoi y-a-t-il sept notes plutôt qu’une dizaine ?

Pourquoi d’abord la soupe, plutôt que le dessert ?
Pourquoi y-a-t-il le miel ? Pourquoi y-a-t-il la guerre ?
Pourquoi ai-je si froid quand il fait chaud dehors ?
Pourquoi moi ? Et pourquoi toi ? Pourquoi si fort ?

Pourquoi prie-t-on un Dieu ? Et pourquoi pas les fées ?
Pourquoi prête-on aux riches ? Pourquoi ne pas donner ?
Pourquoi quand je rougis elle m’offre son sourire ?
Pourquoi j’aime pleurer ? Et pourquoi j’aime rire ?

Parce que la science infuse et qu’il fait beau dehors.
Parce qu’il y a l’infini qui s’agrandit encore.
Parce que la mer est belle quand elle est démontée.
Parce qu’on dresse des tables sans besoin du fouet.

Parce que la terre est ronde et parce que j’aime t’aimer
J’y pense et je rougis, tu m’offres tes baisers.
Parce que c’est fort, parce que c’est toi.
Parce qu’il y’a des réponses dans le creux de tes bras.

le 30 octobre 2007

vendredi, décembre 16

Epave



lundi, novembre 14

L’amour quitte son lit

L’amour quitte son lit



Septembre gonfle de ses pleurs les ruisseaux et les rus
S’écoulent dans les veines les secondes de l’attente
Pluie douce inonde les champs : les désirs et les crus
L’amour quitte son lit en rivière impatiente

Dis-moi que l’eau là bas, qui tombe sur le trottoir
Te parle d’un cœur qui bat, te parle un peu de moi
Dis-moi que l’eau là bas, te fait apercevoir
Le secret des retours, l’étreinte de nos bras

Les oiseaux dans les flaques se moquent de l’automne
Se baignent dans les larmes d’une saison éloignée
Octobre rougit les arbres d’un manteau monotone
Je ramasse les feuilles pour en faire un bouquet

Le soleil perce d’une flèche le troupeau des nuages
Un rayon irisé me fabrique un vaisseau
S’écrasent sous mes pieds les ombres de l’orage
Et je rejoins tes rêves, je fonds dans tes échos


le 28 septembre 2007

vendredi, novembre 4

Susurrer à ta bouche.

Susurrer à ta bouche.





Mes mots sont des baisers qui chuchotent à ta bouche,
La douceur d’un aveu.

Tes mains comme un écrin, s’avancent, me frôlent et touchent,
Et m’immolent à ton feu.

Le soleil dessine sur nos peaux dévoilées
Les caresses clandestines.

Au seuil d’un automne je m’offre à tes « Juillet »
En fraicheur serpentine.

Aux saisons de tes bras, dans ta campagne chaude
Ma soif trouve sa fièvre.

Mes mots sont des aveux qui susurrent les codes,
Sur le nid de tes lèvres.




le 17 septembre 2007

lundi, octobre 24

Ce soir, un baiser

Ce soir, un baiser

Ce soir, un baiser : Et l’instant nous sépare.
J’accrocherai nos larmes au lustre des départs.
S’égraineront les heures, s’éparpillent les secondes.
Nos lèvres sont éloignées par la moitié du monde.

Ce soir, un baiser : Je te prends dans mes bras.
Je respire ta peau, dans tes cheveux me noie.
Je te connais par corps et t’emmène par cœur.
J’emporte ton parfum, tes baisers ta chaleur.

Ce soir, un baiser : Tu ne t’éloignes pas,
Je pense à toi encore. Je pense à toi déjà.
Mon pouls s’égale au tien. J’emprunte ton fuseau.
Tes seins serrés sur moi s’impriment à ma peau.

Ce soir, un baiser : J’accueille les serments.
Chaque minute annonce le retour des amants.
Les larmes en pampilles, les vrilles des entrailles,
S’enflammeront aux lustres de prochaines retrouvailles.


le 26 septembre 2007

vendredi, octobre 14

L’amour a les couleurs que tes baisers inventent

L’amour a les couleurs que tes baisers inventent

Rouges :
La muleta qui danse cruelle et séductrice
Le cri de la révolte, la fièvre destructrice
La passion, le désir, le corail, le rubis
Les coquelicots sauvages qui aux blés se marient
Les rayons du soleil sous mes paupières closes
Les baisers de la nuit sur ma bouche qui se posent

Bleus :
L’ombre et l’acier, la perle et le saphir
Le ciel bleu de l’été, l’attente et le plaisir
Les sources de l’hiver, « l’effleur » de tes caresses
Les pages lues à deux, la naïve tendresse
Le temps passé à rien, les licornes et chimères
Les chansons de l’enfance, et les baisers de mère

Verts :
Les reflets d’océan, la menthe du jardin
Cette mélancolie douce, le silence, les parfums
La vraie fraternité, l’émeraude et la jeunesse
Les pique-niques en vélo, ta présence et l’ivresse
Les ronds sur les genoux et les parties de billes
Les siestes sous les arbres, les baisers qu’on grappille

Jaunes :
L’ambre clair, le cuivre, le soleil de juillet
La richesse, le miel et les citrons pressés
Les cache-cache, les rires, les tambours, les trompettes
La chaleur des ocres, la poudre d’escampette
Le voile de tes cheveux qui se penche sur moi
Le baiser du matin qui m’accompagnera

L’amour a les couleurs que tes baisers inventent


le 10 avril 2007

mardi, octobre 4

Je saurai l’aimer

Je saurai l’aimer



J’emprunterai les satins de la nuit à venir
Pour draper les pudeurs de sa peau frémissante
Je nourrirai ma vie des fragiles soupirs
Arrachés à son souffle par ma main caressante

Au sceau de mes baisers parfumés des essences
J’empreinterai les ombres aux velours de son sein
J’apprendrai le langage intime de ses sens
Et glisserai le désir en son ventre serein

Je me ferai veilleur au chevet des frissons
Liquide incandescence en offrande donnée
Une descente douce vers l’abime des passions
Et vernirai ses matins d’autres réalités


le 23 mars 2007

samedi, septembre 24

Consolation du paludier

Consolation du paludier

Comme un bain dans l’amer
Bercé de vagues à l’âme
De tes yeux se libère
Le chaud roulis des larmes

Dans un sillage d’étoiles
Dans un sanglot de fièvre
Un vaisseau de cristal
Tire un cap à tes lèvres

Au terme du voyage
De ces courses salines
La douceur des plages
De ta bouche carmine

Au delta des baisers
Lagunent les tristesses
J’irai y ramasser
Les dons de ta détresse

Je goutterai les gemmes
Et paierai la gabelle :
En bouquets de « je t’aime »
Piqués de fleurs de sel

le 10 avril 2007

mardi, septembre 20

Au raz du sable